LIVRE I LE NEY ET SA PLAINTE DE LA SEPARATION

             Note 1, distique 1 ;

 

Le ney est le symbole de l'homme accompli, délivré des désirs égotiques, ayant anéanti son nefs, et empli d'amour divin.

Le Ney gémit car il a été séparé de sa jonchaie .

L'être humain aussi a été exilé  du monde de la pré-éternité, du monde des âmes, (pour venir) dans ce monde.

Il souffre d'être séparé de Dieu.

Tant qu'il vivra dans ce monde, l'être humain, en proie à des convulsions dues aux souffrances, aux maladies et aux malheurs, ressentira la nostalgie du bonheur (d'être) dans le monde des âmes. Il cherchera des voies de délivrance de ce monde dans lequel il se sent étranger et exilé.

 

      Note 2, distique 7 ;

 

 Ce qui veut dire qu'une âme élevée ne sera comprise que par une autre âme accomplie, de même qualité qu'elle. 

 

      Note 3, distique 9 ;

Dire « qu'il s'anéantisse » n'est pas une malédiction. Cela veut dire au contraire, « qu'il vive spirituellement, qu'il existe, qu'il cherche l'anéantissement, qu'il soit sauvé de l'égo » 

 

      Note 4, distique 12 ;

 

L'homme accompli est le critère, la mesure du bien autant que du mal. Il est un poison pour les mauvais sentiments du pêcheur. Il tue les mauvaises dispositions, les anéantit. Il ressuscite aussi les bons sentiments (ou les bonnes dispositions de caractère) de celui qui a été empoisonné spirituellement par ses mauvais sentiments, de celui qui est mort.

 

      Note 5 , distique 13 ;

L'amour est une telle flamme que lorsqu'elle s'enflamme, elle brûle tout ce qui n'est pas le bien-aimé. (Mathnawî, Livre V, 588)

 

      Note 6, distique 14 ;

Il faut, pour écouter les paroles des êtres accomplis parlant de la vérité, une oreille appartenant à ceux qui sont ivres de l'amour de Dieu. Seuls ceux qui ont déchiré la raison peuvent le comprendre.

 

      Note 7, distique 16 ;

Certains commentateurs ont donné comme signification à « l'Ami saint et pur » celle d'un homme accompli, ou d'un maître. D'autres ont pensé à notre Haut Seigneur.

 

      Note 8, distique 18 ;

Ces dix-huit distiques qui sont au début du Mathnawî ont été écrits par Hz Mevlânâ lui-même. Après cela, tous les 25 614 autre distiques se trouvant dans les autres livres , ont été déclamés par Hz Mevlânâ, et retranscrits par Hüsâmeddin Tchélébi.


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